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[AlgérieNews] :Le timbre est l’ambassadeur d’un pays à tra

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[AlgérieNews] :Le timbre est l’ambassadeur d’un pays à tra

Message par Ismail Khan le Mer 17 Oct - 9:15

Bonsoir
je vous copie l'article publié par le journal AlgérieNews, sur son site :

Mohamed-Achour Ali Ahmed, journaliste philatéliste
« Le timbre est l’ambassadeur d’un pays à travers le monde »

Membre depuis 2006 de la Fédération internationale de la philatélie, Achour Ali Ahmed est le seul philatéliste algérien à avoir créé sa propre revue « Philnews » consacrée entièrement à sa passion. Editée pendant 15 ans, sa publication a malheureusement disparu en 2010 mais s’est hissée avec le temps en porte parole des philatélistes algériens à travers le monde.

Algérie News : Comment qualifierez-vous la politique philatélique algérienne ?
Mohamed Achour : La politique philatélique de l’Algérie peut être qualifiée de raisonnable. L’Algérie procède à une émission de 35 à 40 timbres annuellement, et je dirais que ce qui fait la valeur du timbre algérien c’est sa rareté. Pour les anniversaires commémoratifs comme ce cinquantenaire de l’indépendance la poste a émis 300 000 exemplaires. Alors que d’autres pays par exemple, ils émettent à des dizaines de millions d’exemplaires.

Quelles sont les spécificités de la philatélie algérienne ?
Elle dépend d’un choix politique d’abord. Il faut savoir que le timbre est avant tout un médium étatique, et un attribut de souveraineté au même titre que l’hymne ou la monnaie nationales. C’est l’Etat algérien qui décide de ce qui va paraître sur les timbres et j’espère qu’il n’en sera jamais autrement. Le timbre touche directement à notre intégrité nationale.D’autres pays se sont délestés d’émission de timbres nationaux, au profit d’entreprises étrangères comme le GPC à New York. Ces entreprises essayent d’avoir une main mise sur la production philatélique nationale, et cernent surtout les pays africains pauvres pour la plupart, en échange de miettes en devises. Prenez par exemple le cas du Tchad, la production de ses timbres est confiée à des entreprises qui font figurer Zidane, Lady Diana, ou les Pokémon, des personnages totalement étrangers à la culture tchadienne. Le timbre est accolé aux lettres pour permettre aux courriers d’arriver à bon port, mais il transmet avant tout un message culturel, c’est un véritable ambassadeur d’un pays.

La production philatélique a subi de nombreux ratages ces dernières années, dégradant ainsi sa qualité et sa notoriété internationale, à quoi cela est dû à votre avis ?
Ce qui me chagrine c’est le nombre d’erreurs trouvées sur les timbres algériens ces dernières années. Après l’indépendance, le timbre algérien est passé par une période faste, avec la participation de dessinateurs émérites comme Temmam, ou Racim, et ce sont de véritables chefs-d’œuvres. Depuis 2005 l’erreur est devenue la marque de fabrique du timbre algérien. Comme celui de 2008, dans lequel on rend hommage à Abd El-Halim Ben Atouga, qui portait effectivement sa légende, mais sur lequel figurait l’effigie de Mohamed Dib. Et cela n’a pas été corrigé jusqu’à aujourd’hui. Heureusement le timbre a été retiré de la circulation. J’ai des amis philatélistes à travers le monde qui me disent en me taquinant à quand la prochaine erreur sous-entendant à quand le prochain timbre. C’est malheureux ! La conception des timbres algériens manque indéniablement de créativité et de souffle nouveau…. Le problème, c’est le nombre limité des dessinateurs du timbre algérien. Il y en a aujourd’hui trois, et ce sont les mêmes depuis des années. Nous aimerions voir du sang neuf. Il y a de belles potentialités créatives à même d’offrir des timbres de grande qualité, et dignes de représenter notre pays.

Quelle est votre ambition à travers votre participation à ce premier Sphinteral ?
Je cherche à connaître l’histoire du premier timbre de l’Algérie indépendante. L’Algérie émet depuis 1924, mais depuis cette date jusqu’à l’indépendance ce sont des timbres émis par l’administration coloniale. Mais le premier timbre algérien à proprement dit est apparu le premier novembre 1962 pour célébrer le huitième anniversaire du déclenchement de la révolution, imprimé à plus de 12 000 exemplaires, et dessiné par un Français. On l’appelle le 1+9, en vérité c’est un nouveau franc plus 9 nouveaux francs. La surtaxe des 9 nouveaux francs était versée aux veufs et enfants de chouhada. C’est pourquoi on l’appelle « le timbre des Chouhada ». Son histoire n’a pas encore été écrite, et certains milieux philatéliques nostalgiques le qualifient même de timbre clandestin.

Quelles seraient vos suggestions pour que le timbre algérien retrouve sa période faste ?
J’espère d’abord que la presse algérienne accordera à l’avenir plus d’intérêt à cette discipline. Elle est délaissée par la Poste, qui se doit être un partenaire privilégié des philatélistes, mais aussi par le ministère de la Culture autant que par celui de l’Education. Alors que dans certains pays comme en Chine, c’est une discipline enseignée à l’école primaire. La philatélie ouvre beaucoup de fenêtres sur le monde, sur la géographie, l’histoire. Un timbre c’est un outil multidisciplinaire.

Entretien réalisé par Meriem Benslama


ils ont rajouté à l'article la photo de mon site PhilatélieDZ, qui concerne le salon de Tissemsilt.
merci d'avoir pensé à ne pas citer la source de la photo.

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Ismail Khan
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