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Le collectionneur algérien et la protection du patrimoine

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Le collectionneur algérien et la protection du patrimoine

Message par SHEKEL le Ven 28 Nov - 11:49

Le collectionneur  algérien  et la protection du patrimoine

Le collectionneur  est le premier intéressé par la protection du patrimoine, depuis que le pays est soumis à la psychose du trafic, un nombre sans cesse croissant s’est dirigé vers le  pillage – c’est un réflexe automatique, si c’est interdit, c’est que ça peut rapporter gros. Actuellement,  il n’y a presque rien pour les musées et encore moins pour les collectionneurs, c’est ce qui passe quand on en arrive à croire que le moindre bouton de manchette peut être vendu à Genève, Londres ou New York  – en dehors de beaucoup de fables, nombreux ont été surpris de constater que les prix pratiqués à l’étranger étaient de loin inférieurs à ceux proposés à l’intérieur du pays mais généralement la chose est quand même bradée à l’étranger car le déplacement est fait.                                                                                                                                                  Cas d’un compatriote non collectionneur qui a cru qu’il allait réaliser une bonne affaire en allant revendre des dinars or à Dubaï et au Qatar où il s’est vu proposer 100 $ pièce c'est-à-dire le tiers du prix qu’il les avait achetés – quelle bonne affaire !                                                                                                      Les premiers lieux à protéger sont les intérieurs des musées d’où les disparitions ne se comptent plus – dans le passé, la disparition d’objets se faisait de l’intérieur des musées, depuis que l’on a attiré l’attention sur les objets, plusieurs musées ont fait l’objet de mises à sac.                                                                                                                                        Le collectionneur privé inscrit les objets dans un choix personnel, affectif, très souvent esthétique hors de tout propos scientifique.  Il aime posséder l’objet pour lui-même. Attiré par la rareté, il est prêt à y mettre le prix. Le marché peut alors se développer – ceci dans les pays où les structures permettent l’émergence d’un marché.                                                                                                                  En Algérie ce n’est pas le cas, le ministère de la culture s’est chargé d’interpréter , à sa façon, la loi 98/04 portant sur la protection du patrimoine et lancer des brigades répressives tout azimut et mettant de fait le collectionneur et le contrebandier sur le même pied d’égalité – qu’elle réussite ! – dans notre pays, nous n’avons pas inventé le colt     (ni rien d’autre d’ailleurs) mais on tire d’abord et on s’explique ensuite.        
L’application déviée de la loi a eu exactement l’effet inverse de celui escompté – tout le monde s’est mis a rechercher l’interdit, tout le monde est devenu expert en antiquité – et les collectionneurs algériens se sont mis soit à cacher soit à vendre la partie de leur collection qui est visée par les brigades de recherche à qui on a fait confondre protection du patrimoine et recherche de valeur.
Dans le contexte actuel, si un objet est découvert lors de la destruction d’un bâtiment, de travaux de fondations ou travaux routiers ou encore lors de travail agricole, vous pouvez être surs que la trouvaille est perdue pour tous.                          Quand la découverte n’est pas tout simplement de nouveau enfouie dans le sol pour éviter les problèmes. A l’est du pays, certains ont trouvé leur voie dans le rachat auprès de personnes qui leur assure la collecte de tout ce qui peut émerger du sol pour aller le revendre en Tunisie – cette filière a beaucoup baissé à cause des contrôles (pour une fois, c’est utile) et aussi à cause de la baisse du tourisme vu la situation en Tunisie.
Les saisies sont arrivées au point de concerner des statues modernes destinées à la décoration  ou des pièces de monnaie des années 1960 composant une ceinture ornementale – gare à celui qui détient un bijou qui lui a été légué par sa grand-mère.
Il est strictement impossible de former les éléments des brigades de recherche en une seule année dire que les études aux beaux arts durent cinq ans – et encore, l’étudiant fraîchement sorti de l’école des beaux arts, diplôme en poche ne peut être considéré que comme débutant dans le domaine ; pour se former, il devra consulter un maximum de documentation et côtoyer les artistes confirmés, les conservateurs, les rares spécialistes en restauration, les collectionneurs et quelques antiquaires sérieux afin d’acquérir une expérience.
Le résultat est qu’en voulant protéger, on en est à arrivé à détruire ce que des collectionneurs ont mis des années à composer.                                                En Europe, au 19ème siècle,  les collectionneurs étaient surveillés et inquiétés par la police mais c’était au 19ème siècle alors que nous sommes au 21ème .                                                                                                                                  En agissant ainsi,   le ministère de la culture nous prouve que l’Algérie  a à peu prés 2 siècles   de retard sur les pays développés – il est vrai que l’utilisation du bâton est plus aisée que la réflexion afin d’aboutir à un climat propice au développement d’activités culturelles.                                                                                                                         Le développement et la sécurisation  de la situation des collectionneurs privés peuvent constituer une alternative   à l'action de l'État dont les marges de manœuvre financières sont de plus en plus restreintes. L'initiative privée doit être soutenue à long terme.

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Re: Le collectionneur algérien et la protection du patrimoine

Message par Ismail Khan le Dim 30 Nov - 11:45

Bonjour Shekel
c'est un très bon sujet et je pense qu'on ne l'a jamais exposé auparavant.
C'est ton propre texte ou un article de magazine ?

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Re: Le collectionneur algérien et la protection du patrimoine

Message par SHEKEL le Dim 30 Nov - 13:48

Bonjour, d’après vous qu'en est-il? est-ce qu'il existe un pays qui se respecte qui édicte des lois pour appliquer son contraire? j'ai effleuré ce sujet pour attirer l'attention des collectionneurs sur le fait que certains de nos dirigeants analphabètes ont décidé que tout objet antérieur à un siècle doit être saisi et son propriétaire traîné devant un tribunal pour motif d'atteinte au patrimoine national.
Malheureusement, l'actuelle ministre de l'inculture est aux abonnés absents et ne semble pas du tout se soucier qu'en Algérie, il existe des collectionneurs.

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Re: Le collectionneur algérien et la protection du patrimoine

Message par Cherif OUALI le Lun 1 Déc - 18:13

bonsoir .il nous reste que nos yeux pour pleurer car nos dirigeants non aucun souci et même ce qu'est la culture avec un grand C sauf (la paysannerie l'agriculture quoi). Voir ou on n'est rendue avec la philatélie. quand aux voleurs de mémoire algérienne ils encore de beaux jour devant eux . j'ai voyager avec un spécimen de retour de Tunisie après avoir dilapider des pièces Romaine trouver dans la région frontalière que faire ? Pleurer Pl...................re
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Re: Le collectionneur algérien et la protection du patrimoine

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